Thierry Fontaine, de Guy Tortosa, chez Jean-Michel Place (Juin 2001)

Thierry Fontaine, de Guy Tortosa, chez Jean-Michel Place (Juin 2001)

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Chaque homme est une île, de Thierry Fontaine, Caroline de Fondaumiére, Anne Dressen, Jean-Christophe Royoux, chez Somogy (Août 2007)

Chaque homme est une île, de Thierry Fontaine, Caroline de Fondaumiére, Anne Dressen, Jean-Christophe Royoux, chez Somogy (Août 2007)

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Face à face avec l'autre intérieur, auteur: Jean-Christophe Royoux

 
"Thierry Fontaine est un artiste réunionnais. Il vient d’une île, française depuis trois siècles, qui s’est peu à peu créolisée au fur et à mesure que des populations d’esclaves puis d’engagés, de tout l’océan indien et plus tard de la Chine, sont venues l’habiter. Il peut paraître inhabituel de souligner d’emblée la singularité de ce fait. L’art, par-delà son lieu de naissance, est censé être universel et s’adresser au monde entier en transcendant toutes les différences. Il est pourtant crucial de le savoir pour comprendre pourquoi le questionnement sur les modes de construction identitaires, les modes de reconnaissance de soi, joue un rôle essentiel dans ce travail et pourquoi il a une légitimité particulière pour le faire."
 
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Des cris et des chuchotements, auteur: Anne Dressen

« Vois ton pays. Entends les pays, derrière l’îlet. Du point fixe d’ici, trame cette géographie.
Du cri fixe d’ici, déroule une parole aride, difficile. Accorde ta voix à la durée du monde.
Sors de la peau de ton cri. Entre dans la peau du monde par tes pores.
Soleil à vif. Nous entassons des salines où tant de mots miroitent »
in Edouard Glissant, Le Discours Antillais (1981), Paris, éd. Gallimard, 1997

 

"Dans les installations sonores, les œuvres conceptuelles et sculpturales autant que dans le corpus photographique de Thierry Fontaine, le cri – désiré, refoulé ou acté, signe de souffrance, de révolte ou de plaisir – intervient de manière récurrente dans les titres ou comme principe d’activation des pièces. De même que le souffle, l’air vital, qui n’est autre que la condition du cri lui-même : l’inspiration avant l’expiration pour ainsi dire, la pause qui précède tout hurlement. Le souffle peut être aussi appréhendé comme la version silencieuse du cri, ou son ersatz. Il est beaucoup question dans le travail de Fontaine, de cris et de chuchotements, deux versants complémentaires qui se révèlent des ouvertures vers l’extérieur, des tentatives de dialogue, des mises en relations, sur tous les tons."
 
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